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29/09/2028
Andrea Giani : « Un bilan très positif »
Pas répit pour Andrea Giani ! Le Championnat d’Europe terminé, l’entraîneur de l’équipe de France a déjà rejoint la Pologne et son club de Zaksa Kedzierzyn-Kozle qui reprend le Championnat dans deux semaines. Il a tout de même trouvé du temps pour évoquer le bilan de l’Euro des Bleus, médaillés d’argent samedi à Milan.
Avec un peu de recul, que gardes-tu de la finale perdue face à la Pologne ?
Nous avons bien joué, je dirais que la différence entre nous et la Pologne, qui est ce moment la meilleure équipe du monde, c’est qu’elle réussit à garder à chaque match une constance incroyable. Même quand ils jouent moins bien, les Polonais arrivent toujours à trouver les solutions qui, à la fin, font la différence. Notre premier set a été incroyable, c’est le meilleur que l’équipe a joué pendant ce Championnat d’Europe, nous l’avons malheureusement perdu sur une action particulière (un challenge vidéo défavorable aux Bleus pour une infime faute de filet de Simon Magnin). Ensuite, la Pologne est montée en régime, même si nous avons bien réagi en gagnant le troisième set, mais globalement, j’ai trouvé la performance de l’équipe très satisfaisante.
Quel bilan fais-tu de ce Championnat d’Europe ?
Très positif, je suis vraiment content de la manière avec laquelle nous avons planifié ce Championnat d’Europe puis de la gestion du tournoi en elle-même. Je retiens surtout le niveau que nous avons été capables de produire. Notre premier objectif était de gagner la poule, ce que nous avons fait en terminant premiers et en montrant déjà une très bonne qualité de jeu, en particulier lors du match remporté contre l’Allemagne (3-0) après une très belle prestation. L’équipe a montré qu’elle était bien préparée, techniquement, physiquement, mais aussi mentalement et elle l’a encore prouvé en allant jusqu’en finale.
Quel regard portes-tu sur l’évolution de ce groupe, mix cette saison entre anciens (Antoine Brizard, Trévor Clevenot, Stephen Boyer) et jeunes qui jouaient leur premier Championnat d’Europe en senior ?
Quand nous avons commencé la préparation en mai, c’était difficile d’imaginer que nous disputerions la finale du Championnat d’Europe, compte tenu du fait qu’on repartait avec un groupe nouveau, plusieurs joueurs n’avaient effectivement pas encore l’expérience d’une telle compétition en senior, donc arriver en finale, c’est la preuve qu’ils ont appris beaucoup de choses. Nous avons réussi à créer un nouveau groupe avec un style et une identité très marqués, c’est une grosse satisfaction. Et il faut en effet souligner le travail des anciens, dans lesquels on peut aussi ajouter Théo (Faure) et "Benzouz" (Benjamin Diez). En sélection, tu peux bien sûr travailler techniquement, tactiquement, mentalement, mais il faut surtout apprendre l’exigence, qui est quelque chose de fondamental et ça, tu l’apprends tous les jours à l’entraînement au contact des joueurs qui en sont les garants. C’est ce qui s’est passé pendant cet été, les joueurs plus expérimentés ont donné beaucoup pour transmettre cette exigence aux jeunes et à l’arrivée, la progression a été tangible, tous se sont améliorés et ont réussi à élever leur niveau.
Comment envisages-tu l’année 2027, avec ce groupe qui s’est formé et le retour de certains doubles champions olympiques ?
Ce qui va d’abord compter pour tous, c’est leur saison en club. Par exemple, les jeunes qui ont réussi à prendre cet été leur place dans l’équipe nationale vont devoir en faire autant dans leurs clubs respectifs, et ce n’est pas forcément évident. Si on prend un joueur comme Mathis (Henno), il va jouer à Perugia (Pérouse, champion d’Italie et d’Europe en titre), ce n’est pas facile de dire aujourd’hui combien de matchs il fera, parce qu’il va se retrouver dans une équipe qui joue tous les matchs pour gagner, avec deux autres réceptionneurs/attaquants exceptionnels, Semeniuk et Plotnytsky,i il va devoir pousser fort pour prendre la place. C’est la même chose pour d’autres qui ont pris de l’expérience cet été en jouant beaucoup de matchs, mais pour continuer à progresser, il faut qu’ils soient protagonistes de leur équipe, qu’ils disputent la Champions League pour comprendre le niveau des autres équipes et des autres joueurs. Rien ne remplace l’expérience de jouer. A côté de ça, notre priorité est de bâtir une équipe qui joue tout le temps la médaille, comme la Pologne ou l’Italie. Dans la course à la qualification pour Los Angeles, les points au ranking mondial seront une priorité. Sur ce Championnat d’Europe, on a joué neuf matchs, on n’en a perdu seulement deux, mais le bilan final, c’est que nous n’avons pas bougé au ranking (8e). Donc si on veut progresser la saison prochaine, il faudra gagner plus de matchs, ce qui veut dire qu’on aura besoin de joueurs prêts à donner 100 % de leur énergie et de leur disponibilité à l’équipe à tous les matchs, pas 70 ou 80 %. C’est cette exigence qui fera la différence et ça concernera aussi bien les jeunes que les anciens.
Nous avons bien joué, je dirais que la différence entre nous et la Pologne, qui est ce moment la meilleure équipe du monde, c’est qu’elle réussit à garder à chaque match une constance incroyable. Même quand ils jouent moins bien, les Polonais arrivent toujours à trouver les solutions qui, à la fin, font la différence. Notre premier set a été incroyable, c’est le meilleur que l’équipe a joué pendant ce Championnat d’Europe, nous l’avons malheureusement perdu sur une action particulière (un challenge vidéo défavorable aux Bleus pour une infime faute de filet de Simon Magnin). Ensuite, la Pologne est montée en régime, même si nous avons bien réagi en gagnant le troisième set, mais globalement, j’ai trouvé la performance de l’équipe très satisfaisante.
Quel bilan fais-tu de ce Championnat d’Europe ?
Très positif, je suis vraiment content de la manière avec laquelle nous avons planifié ce Championnat d’Europe puis de la gestion du tournoi en elle-même. Je retiens surtout le niveau que nous avons été capables de produire. Notre premier objectif était de gagner la poule, ce que nous avons fait en terminant premiers et en montrant déjà une très bonne qualité de jeu, en particulier lors du match remporté contre l’Allemagne (3-0) après une très belle prestation. L’équipe a montré qu’elle était bien préparée, techniquement, physiquement, mais aussi mentalement et elle l’a encore prouvé en allant jusqu’en finale.
Quel regard portes-tu sur l’évolution de ce groupe, mix cette saison entre anciens (Antoine Brizard, Trévor Clevenot, Stephen Boyer) et jeunes qui jouaient leur premier Championnat d’Europe en senior ?
Quand nous avons commencé la préparation en mai, c’était difficile d’imaginer que nous disputerions la finale du Championnat d’Europe, compte tenu du fait qu’on repartait avec un groupe nouveau, plusieurs joueurs n’avaient effectivement pas encore l’expérience d’une telle compétition en senior, donc arriver en finale, c’est la preuve qu’ils ont appris beaucoup de choses. Nous avons réussi à créer un nouveau groupe avec un style et une identité très marqués, c’est une grosse satisfaction. Et il faut en effet souligner le travail des anciens, dans lesquels on peut aussi ajouter Théo (Faure) et "Benzouz" (Benjamin Diez). En sélection, tu peux bien sûr travailler techniquement, tactiquement, mentalement, mais il faut surtout apprendre l’exigence, qui est quelque chose de fondamental et ça, tu l’apprends tous les jours à l’entraînement au contact des joueurs qui en sont les garants. C’est ce qui s’est passé pendant cet été, les joueurs plus expérimentés ont donné beaucoup pour transmettre cette exigence aux jeunes et à l’arrivée, la progression a été tangible, tous se sont améliorés et ont réussi à élever leur niveau.
Comment envisages-tu l’année 2027, avec ce groupe qui s’est formé et le retour de certains doubles champions olympiques ?
Ce qui va d’abord compter pour tous, c’est leur saison en club. Par exemple, les jeunes qui ont réussi à prendre cet été leur place dans l’équipe nationale vont devoir en faire autant dans leurs clubs respectifs, et ce n’est pas forcément évident. Si on prend un joueur comme Mathis (Henno), il va jouer à Perugia (Pérouse, champion d’Italie et d’Europe en titre), ce n’est pas facile de dire aujourd’hui combien de matchs il fera, parce qu’il va se retrouver dans une équipe qui joue tous les matchs pour gagner, avec deux autres réceptionneurs/attaquants exceptionnels, Semeniuk et Plotnytsky,i il va devoir pousser fort pour prendre la place. C’est la même chose pour d’autres qui ont pris de l’expérience cet été en jouant beaucoup de matchs, mais pour continuer à progresser, il faut qu’ils soient protagonistes de leur équipe, qu’ils disputent la Champions League pour comprendre le niveau des autres équipes et des autres joueurs. Rien ne remplace l’expérience de jouer. A côté de ça, notre priorité est de bâtir une équipe qui joue tout le temps la médaille, comme la Pologne ou l’Italie. Dans la course à la qualification pour Los Angeles, les points au ranking mondial seront une priorité. Sur ce Championnat d’Europe, on a joué neuf matchs, on n’en a perdu seulement deux, mais le bilan final, c’est que nous n’avons pas bougé au ranking (8e). Donc si on veut progresser la saison prochaine, il faudra gagner plus de matchs, ce qui veut dire qu’on aura besoin de joueurs prêts à donner 100 % de leur énergie et de leur disponibilité à l’équipe à tous les matchs, pas 70 ou 80 %. C’est cette exigence qui fera la différence et ça concernera aussi bien les jeunes que les anciens.




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