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(Miniature) Antoine Brizard : « Des compliments vraiment agréables à entendre »
Photo : Julien Crosnier/FFVolley
24/09/2026
Antoine Brizard : « Des compliments vraiment agréables à entendre »
L’équipe de France dispute vendredi soir à Milan sa deuxième demi-finale de Championnat d’Europe consécutive, opposée à la Finlande qui, mercredi, a surpris l’Italie à Turin. Une formation dont le capitaine et passeur des Bleus, Antoine Brizard, se méfie.
Avant d’évoquer la demi-finale à venir, un rapide retour sur votre quart de finale mardi contre la Roumanie, on a l'impression que vous avez vraiment bien maîtrisé cette équipe qui vous avait battus lors du dernier match de poules, as-tu ressenti la même chose sur le terrain ?
Je ne dirais pas qu’on s’est rendu le match facile parce qu’il ne l'était pas, mais c’est vrai qu’on a contrôlé de bout en bout. On a très bien servi, on s’est montrés très disciplinés au bloc et on a vraiment appliqué le plan de jeu qu'on s'était fixé, donc oui, on peut dire que c'était effectivement très maîtrisé.

Vous voilà demi-finale, ce qui n’était pas forcément gagné avant le coup d’envoi de la compétition, mais peut-on tout de même dire que l’équipe de France est à sa place dans le dernier carré ?
Sur ce qu'on a proposé depuis le début de la compétition, on peut dire effectivement qu’elle est à sa place, mais si on repense à notre situation au mois de mai, à notre première semaine de la Volleyball Nations League, on partait quand même d'assez loin. Maintenant, même à ce moment-là, c'était notre objectif de performer à l’Euro, on est montés en puissance pendant la VNL, on a fait une bonne prépa au mois d’août, de bons matchs amicaux, donc ça a quand même du sens d’arriver dans le dernier carré.

Quel regard portes-tu justement sur la progression de ce groupe et sur l'équipe que vous formez aujourd'hui ?
Je suis très content. Je reçois pas mal de messages de gens qui me disent que l'équipe est cool à voir jouer, qu'on a l'air de bien s'entendre, qu'il y a une belle cohésion et une bonne émulation. Ce sont des compliments vraiment agréables à entendre pour un groupe qu'on a créé quasiment de A à Z en mai, c'est super.

Qu'est-ce qui a été finalement le plus dur pour que ce groupe trouve cette belle cohésion ?
Le plus difficile, c’était que chacun arrive à prendre sa place, se sente confortable dans l'équipe, que personne ne soit mis de côté, que les personnalités matchent pour permettre à tous les joueurs de se sentir suffisamment en confiance pour bien s’exprimer et apporter quelque chose au collectif. Il fallait aussi que les générations fonctionnent ensemble, je crois qu’on y est parvenus.

Vous parlez beaucoup de l'identité de jeu de cette équipe de France. As-tu l'impression que tous les nouveaux joueurs s’en sont bien imprégnés ?
Notre identité, c’est ce jeu à la française, on défend beaucoup, on est très forts en bloc-défense et ça, on peut dire qu’on l’a toujours eue depuis le début l'été. Mais à ça, on a réussi à ajouter depuis le coup d’envoi de l’Euro une bien meilleure qualité de service, comparé à la VNL. Je pense que « Giangio » (Andrea Giani) a été assez clair de ce côté-là pendant la préparation, en nous montrant les chiffres, sur le service, sur les balles hautes, en attaque, pour qu’on prenne conscience d’où en était à la fin de la VNL. Le but était que chacun s'approprie ces chiffres et comprenne ce qu’il fallait faire pour arriver à l’identité qu’on voulait et pour être performants au Championnat d’Europe.

Parlons maintenant de cette demi-finale, ce sera donc contre la Finlande et non l’Italie, est-ce vraiment une surprise pour toi ?
C'est une surprise si on se place au début de la compétition, c'est sûr. Mais par rapport au match qu'ils ont fait contre l'Italie, ça n'en est pas du tout une. Je pense même qu'ils auraient dû gagner 3-1, ils ont été eux-mêmes un peu surpris de ce qu'ils étaient en train de faire, mais ils ont vraiment dominé le match pendant deux sets et demi. Donc eux aussi sont à leur place, ils ont réussi à surfer sur la poule chez eux, pendant laquelle ils ont profité d’être portés par 10 000 personnes à tous les matchs. Ensuite, on aurait pu penser qu'avec le changement de lieu, ça allait être plus compliqué, mais pas du tout. Ils ont certes eu deux matchs serrés en huitièmes et en quarts, mais ils sont encore là et ils jouent très bien. C’est une équipe disciplinée, stable en side-out parce que les trois ailiers sont extrêmement efficaces et très durs à contrôler. Et ils sont tout aussi disciplinés en bloc-défense, donc ils se créent pas mal d'opportunités de contre-attaques que les attaquants arrivent souvent à conclure.

Ils vous avaient battus en poule du Championnat du monde l’an dernier, que gardes-tu de ce match ?
C’était un très mauvais moment, et à l’époque, c'était une surprise parce qu'ils sortaient un peu de nulle part. Là, ce n’est plus la même chose.

Le vainqueur de cet Euro ira aux Jeux, vous n’êtes donc plus qu’à deux victoires de l’objectif, est-ce quelque chose qui est dans un coin de votre tête ou pas du tout ?
On le sait depuis le début de la compétition, donc c'est forcément dans la tête de toutes les équipes et plus on avance, plus on s’en approche. On en a encore parlé récemment avec Trev' (Trévor Clevenot), c'est presque plus important pour nous de se qualifier aux Jeux que d'être champions d'Europe. On n’est plus que quatre équipes à deux matchs des Jeux, c'est clairement le principal objectif, même si on veut bien évidemment aussi prendre une médaille.

La dernière finale (et seule victoire) de l'équipe de France au Championnat d’Europe remonte à 2015, tu avais 21 ans, t’en souviens-tu ?
Oui, très bien, j'étais avec Yacine (Louati) à Toulouse. On peut dire que ce titre a été un tournant, un moment charnière dans l'histoire du volley français, avec la Ligue Mondiale quelques mois avant. Les champions d’Europe de l’époque ont fait prendre conscience à tout le monde que la France pouvait désormais gagner des grandes compétitions internationales en volley, ils ont clairement ouvert la voie.


Programme et résultats de l'équipe de France à l'EuroVolley 2026 (9-26 septembre en Italie, Bulgarie, Finlande et Roumanie) :

Poule D (Cluj-Napoca, Roumanie) :


Jeudi 10 septembre : France/Suisse 3-0 (25-23, 31-29, 25-21)
Les stats
Samedi 12 septembre : France/Turquie 3-0 (25-19, 25-20, 25-19)
Les stats
Dimanche 13 septembre : Lettonie/France 1-3 (12-25, 16-25, 25-22, 13-25)
Les stats
Mardi 15 septembre : France/Allemagne 3-0 (25-21, 25-17, 25-19)
Les stats
Mercredi 16 septembre : France/Roumanie 2-3 (25-16, 27-25, 20-25, 33-35, 12-15)
Les stats

Huitièmes et quarts de finale (Sofia, Bulgarie) :

Dimanche 20 septembre-8e de finale : France/Portugal 3-0 (25-21, 25-22, 25-21)
Les stats
Mardi 22 septembre-quarts de finale : France/Roumanie 3-0 (25-16, 25-19, 25-19) Les stats

Demi-finales et finales (Milan, Italie) :

Vendredi 25 septembre-demi-finale (21h) : France/Finlande
Samedi 26 septembre : finales

Tous les résultats de la compétition sont
à retrouver ici


 
La liste des 14 joueurs de l'équipe de France (entre parenthèses, les clubs de la saison 2026/2027) : 

Passeurs : Antoine Brizard (Osaka Bluteon/Japon), Amir Tizi-Oualou (Modène/Italie)
Réceptionneurs/attaquants : Trévor Clevenot (Ziraat Ankara/Turquie), Antoine Pothron (Belchatow/Pologne), Mathis Henno (Pérouse/Italie), Noa Duflos-Rossi (Cisterna/Italie)
Pointus : Stephen Boyer (JTEKT Stings Aichi/Japon), Théo Faure (Trentino Volley/Italie)
Libéros : Benjamin Diez (Cannes), Luca Ramon (Tours)
Centraux : Moussé Gueye (Lublin/Pologne), François Huetz (Tours), Daniel Iyegbekedo (Piacenza/Italie), Simon Magnin (Poitiers)