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(Miniature) Les Bleues face à l'obstacle grec
Photo : Julien Crosnier/FFVolley
29/08/2026
Les Bleues face à l'obstacle grec
L’équipe de France féminine va tenter dimanche contre la Grèce (16h) de se qualifier pour la troisième fois consécutive pour les quarts de finale du Championnat d’Europe. Un objectif à la portée des Bleues, même si celles-ci se méfient d’une formation hellène qui sort d’une bonne phase de poules.
Ça devient une bonne habitude ! Après 2021 et 2023, l’équipe de France féminine dispute samedi son troisième huitième de finale de l’Euro Volley consécutif, avec l’objectif, comme lors des deux éditions précédentes, de franchir la marche vers les quarts. Il y a cinq ans, les Bleues aveint disposé de la Croatie, avant de dominer la Roumanie en 2023, cette fois, c’est la Grèce qui se dresse sur leur chemin.

Un adversaire, 27e nation mondiale au classement FIVB, que les joueuses de Cesar Hernandez, 14e, avaient dominé en phase de poules du Championnat du monde il y a un an en Thaïlande (3-1), et qui sort d’une première partie de l’EuroVolley réussie, troisième d’une poule B relevée à Brno (Tchéquie), avec à la clé trois victoires face à l’Ukraine, l’Autriche et la Bulgarie, pour deux défaites contre la Serbie et la Tchéquie. "La Grèce a jusqu'ici fait un très beau parcours, en battant notamment l’Ukraine 3-2 et la Bulgarie 3-1, qui sont deux équipes de Volleyball Nations League, elle a réussi également à arracher un set à la Tchéquie à domicile, également une équipe de VNL, elle mérite largement sa qualification", confirme Félix André, entraîneur adjoint de l’équipe de France.

Deuxième de la poule D à Göteborg, avec quatre victoires pour une défaite (comme en 2023) et un set pris à l’Italie, une grande première depuis 2013, l’équipe de France sort également d’une première partie de tournoi probante, portée par un collectif soudé, qui a su faire un « reset » d’une première partie de saison difficile (maintien arraché en VNL à la toute fin de la phase de poules) pour se reconcentrer sur l’objectif principal de son été, l’EuroVolley. En l'absence de la capitaine Héléna Cazaute, blessée, les partenaires d'Amandine Giardino, qui lui a succédé pour le brassard, ont réussi à trouver de nouvelles ressources, portées notamment par la réussite et l'insouciance de leur jeune pointue, Cyrielle Depie, et par un gros mental.

"On n’a vraiment pas envie de lâcher un match, on veut aller le plus loin possible dans ce Championnat d'Europe, et du coup, on pousse tous les jours, même si c'est dur physiquement", confiait à l’issue du dernier match de la poule D contre la Suède (3-1) la réceptionneuse/attaquante Lilou Ratahiry, débutante cette saison en sélection et qui a su relever brillamment le gant après la blessure face à l’Italie d’Halimatou Bah.

Contre la Grèce dimanche, les Bleues auront sans doute le droit à un match assez similaire que celui face à la Suède, avec face à elles une menace offensive principale qui ne s'appellera pas Isabelle Haak, ce qui se fait de mieux au monde à la pointe, mais Martha Anthouli (22 ans), une attaquante également extrêmement physique. "C’est une très bonne pointue, avec un physique atypique, 2,02 mètres pour 95 kg, qui frappe lourd dans la balle", observe Félix André.

Avant d’ajouter, à propos de la formation hellène : "Si elle a gardé sa diagonale passe/pointe, l’équipe a pas mal changé par rapport à celle qu’on a rencontrée au Championnat du monde, notamment au niveau des centrales et des postes 4. Leur coach (Apostolos Oikonomou) n’hésite pas à faire tourner avec les trois centrales, les deux passeuses et les quatre ailières, c’est un collectif assez complet et bien huilé qui a pas mal de ressource. Elles font preuve d’un bel état d’esprit, d’une grosse combativité, et nul doute qu’elles auront à cœur de prendre leur revanche sur l'année dernière, chaque set va être un nouveau match."

Autant de matchs à remporter pour l'équipe de France pour gagner le droit de défier en quarts de finale le vainqueur du huitième de finale entre la Serbie, vice-championne d'Europe en titre, et la Croatie.


Résultats et programme de l'équipe de France lors de l'EuroVolley 2026 (21 août-6 septembre en Turquie, République tchèque, Azerbaïdjan et Suède) :

Poule D (Göteborg, Suède) :
 
Vendredi 21 août : France/Slovaquie 3-0 (25-13, 25-21, 25-13) Les stats 
Dimanche 23 août : France/Croatie 3-0 (25-16, 25-17, 25-22) Les stats
Lundi 24 août : Monténégro/France 0-3 (19-25, 22-25, 17-25)
Les stats
Mercredi 26 août : France/Italie 1-3 (19-25, 25-19, 23-25, 19-25)
Les stats
Jeudi 27 août : Suède/France 1-3 (26-28, 25-13, 20-25, 26-28)
Les stats

Phase finale

Dimanche 30 août (16h)-8e de finale à Brno (Tchéquie) : France/Grèce

Tous les résultats sont à retrouver ici
 

Les 14 joueuses à l'EuroVolley 2026 (entre parenthèses les clubs de la saison 2026/2027) :

Libéros : Juliette Gelin (Bergame/Italie), Amandine Giardino (Le Cannet)
Centrales : Eva Elouga (Cannes), Fatoumata Fanguedou (Levallois Paris), Amandha Sylves (Minnesota/Etats-Unis), Leandra Olinga Andela (Mulhouse)
Pointues : Cyrielle Depie (Levallois Paris), Iman Ndiaye (Besiktas/Turquie)
Passeuses : Enora Danard-Selosse (Levallois Paris), Eve-Yorène Mathi (France Avenir/IFVB)
Réceptionneuses/attaquantes : Lilou Ratahiry (Cannes), Amélie Rotar (Dinamo Bucarest/Roumanie), Nawelle Chouikh-Barbez (Chamalières), Charlotte Cuette (France Avenir/IFVB)

Le staff : Cesar Hernandez (entraîneur principal), Fikret Ceylan, Félix André et Marius Clerc (entraîneurs adjoints), Thomas Guillaumond (préparateur physique), Romain Guivarch (statisticien), Jad Arbid (médecin), Guillaume Peyre (kiné), David Martin (manager)