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(Miniature) L’interview bleue : Eva Elouga
Photo : FIVB
05/05/2026
L’interview bleue : Eva Elouga
Après une saison pleine avec Béziers, Eva Elouga s’apprête à retrouver le Palais des Sports pour un match de préparation entre l’équipe de France et la Hongrie, jeudi 7 mai. Ce sera le coup d’envoi de l’été pour les Bleues, qui vont tenter d’enchaîner après leur belle année 2025.
Comment vas-tu après ta saison en club ?
J’ai eu une petite infiltration au genou après la saison avec Béziers. C’était plus par prévention, pour éviter d’avoir cet été les pépins physiques que j’ai pu avoir en fin de saison. J’ai préféré faire une infiltration à ce moment-là, car j’avais un peu de temps avant la reprise avec l’équipe de France.

Tu as rejoint le stage des Bleues lundi dernier. Etais-tu heureuse de repartir pour un nouvel été ?
Très ! On avait un bon groupe l’été dernier, on était toutes impatientes de retourner en stage, ne serait-ce que pour se voir. Je suis très contente d’être là. On a commencé de manière assez intense, comme d’habitude (rires). Après quelques jours de repos, la reprise est assez difficile, mais c’est le temps que le corps s’habitue. 

Quel bilan fais-tu du te saison avec Béziers, où vous avez terminé 6e de la saison régulière de Saforelle Power 6 avant de céder en quarts de finale contre Levallois-Paris ?
Je suis contente de ce qu’on a fait, parce qu’on a réussi à se qualifier pour les playoffs. Personnellement, j’aurais aimé qu’on soit un peu plus haut au classement, qu’on décroche une Coupe d’Europe la saison prochaine. Il y a eu des moments un peu difficiles, parce qu’on a enchaîné les blessures. Mais je suis reconnaissante d’avoir eu l’opportunité de jouer à Béziers, après ce qui s’est passé avec Venelles. J’avais signé pour deux saisons, et le club a fermé au bout d’un an pour des raisons financières. J’étais sans club l’été dernier, je suis reconnaissante d’avoir pu faire partie de l’équipe cette saison avec Béziers. Mon côté compétiteur aurait aimé un petit peu plus qu’une sixième place. C’est comme ça, je prends chaque année comme elle vient, et je suis quand même contente de ce qu’on a fait.

Et sur le plan personnel ?
J’avais à cœur de confirmer la saison que j’avais pu faire l’année dernière avec Venelles, même si c’était avec un autre collectif. Je pense que j'ai fait une bonne saison, mais je suis une éternelle insatisfaite, et je pense que j’aurais pu faire encore mieux.

Tu parlais de ton côté compétiteur, ce doit être agréable de rejoindre une équipe de France qui a des ambitions de plus en plus élevées au fil des ans...
Dès qu’on revient en stage, on a à cœur de réitérer ce qu’on a fait l’été dernier (9e place en Volleyball Nations League, quart de finale au championnat du monde, ndlr). On ne s’attendait pas à aller aussi loin, et surtout on ne s’attendait pas à ce que le groupe fonctionne aussi bien. Quand ça fonctionne bien, et qu’on commence à gagner, tu n’as qu’une envie, c’est de retrouver ce rythme-là, cette ambiance-là, pour profiter, et refaire des résultats. Je suis impatiente que l’été commence réellement, avec le premier match amical à Béziers contre la Hongrie (jeudi 7 mai, ndlr). J’ai vraiment hâte.

Quels sont vos axes de progression selon toi ?
Au niveau offensif, on peut encore s’améliorer, que ce soit au niveau du bloc ou de l’attaque. En ce moment, César (Hernandez) nous fait travailler de nouvelles choses. Cela va prendre du temps avant que ça fasse effet, mais ce qu’il est en train de nous faire découvrir, cela devrait être positif pour l’équipe.

C’est votre deuxième été avec César Hernandez en tant que sélectionneur, vous ne partez plus dans l’inconnu...
Il a une bonne vision, il est très ouvert, c’est facile de discuter avec lui et d’échanger. On est encore en plein travail, il nous reste un mois de travail avant la première étape de VNL. C’est bien parti, il fait tout pour que ça se passe bien. Ce que César est en train de mettre en place, c’est pour créer notre identité de jeu. On verra comment ça va se passer, mais je suis dans de bonnes ondes, je suis positive. Pour moi, il n’y a pas de raison que ça ne fonctionne pas.

Ce sera aussi votre troisième participation à la VNL. Est-ce que l’expérience va vous aider ?
Oui. Quand on a accédé à la VNL, c’était quelque chose de fou, c’est vraiment la compétition où il y a toutes les meilleures équipes du monde. Maintenant, on commence à avoir un pied dedans. Il n’y a rien d’acquis, bien sûr, on ne va pas se reposer sur quoi que ce soit. Mais c’est toujours une chance et une opportunité de se confronter à des équipes d’un tel niveau, ça nous aide à progresser, à voir où on est.

Est-ce que tu sens que votre statut est en train de changer petit-à-petit, avec vos résultats ?
Oui, c’est pour ça qu’on était très contentes ce qu’on a réalisé l’été dernier, parce qu’au moins, maintenant, on ne peut plus se dire : “C’est la France, ça va être tranquille.” C’est bien d’avoir pu montrer ça l’été dernier, et ce sera bien de le refaire cet été. Maintenant, les équipes européennes et mondiales savent que la France n’est plus une petite nation dans le volley féminin. C’est une très, très bonne chose.

Vous commencez donc par ce match amical contre la Hongrie, jeudi, à Béziers. C’est un petit clin d’oeil sympa pour toi, non ?
Ah oui ! Quand j’ai su ça, je me suis dit que c’était trop bien. En plus, j’aime beaucoup le public biterrois. Cela fait partie des endroits, comme Mulhouse par exemple, où le public et les bénévoles font tout pour être présents pour les joueuses et pour les clubs. C’est génial qu’on puisse faire une semaine de stage et un match au Palais des Sports, je suis très contente de revenir, même si je ne suis partie que depuis deux semaines (rires). En plus, jouer devant le public français, ça nous aide beaucoup.